Comment décririez-vous le harcèlement moral ?
C’est une pression psychologique plaçant l’individu dans une situation d’angoisse à évolution lente. L’individu ne s’en rend pas compte et lorsque l’angoisse devient souffrance physique, il est en général trop tard et la dépression est bien installée. C’est l’aboutissement du harcèlement. Mépris, mots grossiers, disqualification de la personne et de son travail, différences de salaire, refus de primes, modification de la distribution des vacances dans l’année… Les CE ne sont pas préparés pour faire face à cette difficulté majeure.
Au bout de combien de temps les victimes viennent-elles vous consulter ? Croyant que ça va s’arranger, les gens attendent trop, six mois en moyenne. Ils sont à bout, démolis. Au bout d’un moment, à force de dévalorisation, ils se révoltent. La tension devient insupportable, ils n’ont plus rien à perdre. La plupart du temps, ils demandent un arrêt de travail. Le coût doit être énorme pour l’assurance maladie. Les victimes sont souvent isolées, elles ont recours aux syndicats qui les orientent vers un avocat. |