Marie-Françoise Hans, auteur de "Les Femmes et l’argent" (éditions Grasset). Cette essayiste et romancière retrace la lente révolution des mentalités qui mène les femmes de "l’argent-dépendance" à l’indépendance responsable. L’argent a-t-il longtemps été un sujet tabou pour les femmes ? Oui, c'est sûr, c'est l'une des raisons qui m’ont conduite à écrire cet essai. La seconde, c'est parce que j’étais nulle en matière de finances ! J’avais écrit un roman dans lequel il y avait un personnage féminin totalement obsédé par l’argent, par la peur de manquer. Je l’avais dépeint de façon très crue sur le plan moral. Des amis m’ont dit que je ne pouvais pas écrire comme ça, que c’était un sujet tabou. Il ne m’en fallait pas plus pour me donner envie d’écrire. Je pensais, en me lançant dans l’étude du rapport qu’entretiennent les femmes avec l’argent, que j’allais trouver quantité de choses. Or, rien du tout ! Le désert ! Alors, j’ai dû entreprendre un véritable travail historique pour savoir d’où on vient. Au final, si je suis toujours aussi nulle en matière d’argent, je ne me sens plus du tout coupable de ce que je peux en penser. |