Rivalité, complicité
Selon les idées reçues, les femmes ont aussi du mal à supporter la hiérarchie féminine et beaucoup dénoncent en vrac : rivalité, duplicité, coups bas et rapports sournois. Or, la réalité donne parfois corps aux préjugés. Avant de vivre une collaboration satisfaisante avec son actuelle supérieure hiérarchique, Marine, 28 ans, jeune cadre dans la banque, en a fait deux fois l’expérience : “Ma première chef me prenait pour son grouillot et son faire-valoir. Elle ne ratait pas une occasion de m’humilier. Avec la direction, elle jouait la séduction à mort et chaque autre femme, même une subordonnée, représentait une menace. C’était la concurrence.
Quant à ma seconde chef, elle se prenait pour ma mère et voulait me forger à son image. Sa méthode : copiner, infantiliser, surprotéger et dévaloriser en même temps. Elle induisait beaucoup d’affect et son emprise débordait largement du cadre professionnel. Ma troisième chef m’a prouvé que des relations saines pouvaient exister. Les rapports hiérarchiques existent, mais ils n’empêchent pas la complicité. Ce n’est pas ma copine, je ne me permettrais pas n’importe quoi avec elle, mais elle reconnaît mes compétences et son encadrement se passe dans la bienveillance.”
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