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Du cœur au corps De toute façon, pour les professionnels, les interdits alimentaires incitent les gamins à les transgresser. Même en cas de surcharge pondérale, un enfant a le droit de manger un bonbon, à condition que ce soit en fin de repas. La meilleure prévention, c’est donc d’éviter les erreurs, par exemple : “Proposer des crudités plutôt que des feuilletés hyper-gras, servir des portions adaptées à l’âge de l’enfant, éviter de laisser le beurre sur la table et d’en tartiner systématiquement tous les aliments.”
Mais pour Elisabeth Lesne, auteur de “Papa, maman, on m’a traité de gros” (Albin Michel), la réponse à ces questions passe par de nouvelles habitudes alimentaires, mais pas forcément par une ordonnance de régimes miracles : “Tout ne se mesure pas en calories (…). Comptent aussi les raisons qui poussent l’enfant à manger sans faim et celles qui peuvent l’en distraire. A commencer par la qualité de l’attention et de l’amour qu’on lui porte.” Or, sachons-le : 90% des enfants de 2 à 19 ans déclarent préférer manger en famille. Dont acte.
Dossier réalisé par Dominique Mazure (lui écrire)
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