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Si l’olivier a trouvé sa terre d’élection dans le bassin méditerranéen, c’est qu’il lui faut des hivers doux, des automnes ou des printemps pluvieux, des étés chauds et secs, une grande luminosité. Il peut supporter le gel, pourvu qu’il soit bref, et craint une trop grande pluviosité, mais a tout de même besoin de plus de 220 mm d’eau par an. Ce sont les conditions habituelles du climat méditerranéen… sauf catastrophe : dans la nuit du 1er février 1956, dans le sud de la France, le thermomètre a chuté, en quelques heures, de presque 20°, passant de 12° à moins 7°. Résultat : six millions d’arbres gelés, dont seulement un million définitivement. Car l’olivier peut ressusciter : à condition qu’on laisse sa souche en terre, il va fabriquer de nouveaux rejets, au bout de quelques années. C’est ce qui a donné lieu à sa réputation flatteuse d’immortalité.
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