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Label de qualitéDu simple stress aux suites d’accident ou d’opération, en passant par la remise en forme et le soulagement des douleurs, les indications de la thalasso sont nombreuses et le marché énorme, dans une société qui valorise le corps sans lui reconnaître de vraie place dans la vie sociale ou professionnelle. D’où une course au profit et des disparités entre les établissements, le bouche à oreille faisant office de guide, en l’absence de réglementation officielle. Fondée en 1986, la Fédération internationale de thalassothérapie se veut un interlocuteur pour les pouvoirs publics et une référence pour la clientèle des centres. Elle sélectionne ses adhérents et a créé un label de qualité ("Qualicert"), pour servir de base aux contrôles des établissements. Mais seuls les centres qui en font la demande sont inspectés et ils sont encore une minorité. D’où un statut ambigu : même si les effets préventifs ou curatifs de la thalasso sont de plus en plus constatés, ils ne sont pas reconnus par les organismes payeurs. Jusqu’à récemment, la consultation (obligatoire) d’entrée et certains actes de kinésithérapie (massage ou rééducation) étaient pris en charge par les caisses d’allocation maladie. Ce n’est plus le cas depuis la "chasse au gaspi" décidée en matière de santé : aujourd’hui, en thalasso, rien n’est remboursé.
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