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Je suis restée allongée, emmitouflée dans ma couverture, rêvant qu'un jour mon tour d'amour au cours de mon tour du monde viendrait enfin. Le bruit était étourdissant : coups de Klaxons intempestifs, moteurs vrombissant à faire trembler les vitrines des magasins, cris des vendeurs de sandwichs, de graines de tournesols salées, de journaux, de bonbonnes de gaz, hourras de "Viva Mexico, Cabrones !" A la cacophonie se mêlaient des odeurs discordantes : celles des pots d'échappement mêlées aux effluves se dégageant du camion poubelle dont les éboueurs triaient les ordures à même le trottoir. Les employées des magasins lavaient et frottaient les trottoirs à grands seaux d'eau ammoniaquée qui piquait les narines, de vieilles indiennes aux nattes immenses et grises et aux robes tissées taillaient de belles mangues parfumées et les assaisonnaient de citron vert, de chili en poudre et de sel.
suite...
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