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Enervée à l'idée d'une telle perspective, j'ai à peine touché ma part de bûche, je l'ai refilée à Alain en lui disant, "vas-y, mon chéri, grossis en paix !", et j'ai aussitôt regretté d'être si injuste.
Isolée à table, je me suis demandée comment chasser ma mauvaise humeur. Il ne fallait pas que je sois la seule à faire la tête le soir de Noël. Les cotillons volaient dans tous les sens, la famille faisait la fête et tournait la page de l'année sur la "Danse des canards".
J'ai repéré mes neveux et nièces cachés sous la table. Ils se gavaient de gâteau au chocolat et se léchaient les babines des uns et des autres pour ne pas en laisser une miette. La tendresse, la bonne chère, ils avaient tout compris les braves petits ! J'ai souri. Je réglerais le différend avec Alain plus tard. Sa mère a mis le CD de la "Lambada" et j'ai attaqué une salsa torride avec Papi en remuant des fesses. Nouba d'enfer jusqu'à quatre heures du matin. Papi, dopé au Viagra, m'avait épuisée avec ses danses frénétiques.
suite...
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