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Ils se doutaient bien que je pouvais les voir mais ils s'en moquaient bien, j'étais comme eux, vagabonde dans un train de marchandise traversant l'Arizona ; toute la journée nous avions été aveuglés par l'éclat du désert, étourdis par le vacarme des rails, asphyxiés par la poussière qui volait, éblouis par la magnificence des paysages. Ils ont tant bien que mal attendu que la nuit tombe, que je dorme ou que du moins je fasse semblant, pour se pelotonner dans les bras l'un de l'autre, s'échanger de langoureux baisers et des caresses coquines ; il a déboutonné son jean, il a dégagé son membre, il a encouragé la voyageuse à le prendre, elle l'a fait, dignement, tendrement, lentement, ses fins et doux cheveux bonds dansaient au rythme des succions ; il a passé sa main sous son pull, il a certainement dû jouer avec la pointe de ses mamelons car, malgré le grondement des machines, je l'ai entendue gémir, le train a ralenti, ralenti, ralenti, le gars a chuchoté quelque chose à l'oreille de la fille, ils se sont relevés et, encore débraillés, ont sauté du wagon pour batifoler à l'aise dans les herbes.
suite...
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