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Les psy le confirment d’ailleurs à l’unisson : enseigner les bonnes manières aux enfants c’est aussi une façon de les respecter. Un enfant sans limites est un enfant livré à lui-même et vite angoissé par sa propre toute-puissance.
Pour Anne Débarède : “Il existe une dérive actuelle dangereuse : les élèves s’adressent à leurs professeurs sur un ton inacceptable qui commence avec le tutoiement. Or, ça les angoisse de pouvoir injurier un adulte. Il est indispensable de donner un cadre à un enfant ou à un adolescent.“
Les bonnes manières possèdent donc un fondement moral. L’ennui, c’est que le sens moral n’est pas plus inné que la technique du waterstart au funboard. "Il y a une base minimum : "merci", "s’il te plaît", "bonjour", etc.
Dans les années 70, à l’époque des “Libres enfants de Summerhill”, on considérait que l’enfant ne devait pas répéter, rabâcher. On se disait que la politesse viendrait toute seule. Et ça n’est pas vrai. Les enfants grandissant, il a fallu redresser la barre, et au plus mauvais moment, à la pré-adolescence.“
Conclusion : c’est à nous parents (et non à l’école ou au père fouettard) d’enseigner les bonnes manières… et ce, dès le plus jeune âge.
suite...
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