Mickey contre Pikachu
Adorés par les loupiots, les dessins animés et les jeux vidéo traînent une sale réputation, parents et pros les accusant à l’unisson d’abrutir la population enfantine. Sur la question, l’opinion des psy reste pourtant partagée.
De son côté, la très médiatique pédiatre Edwige Antier lance une campagne de réhabilitation de Walt Disney. Pour elle, Mickey et ses amis révèlent aux enfants “leur monde intérieur”, tout comme le faisait notre Chaperon rouge d’antan… Ainsi, les petites filles s’identifient souvent à la sobre Minnie, petite bonne femme sérieuse symbole de “l’épouse”, mais elles adorent aussi la fantaisie de Daisy "la maîtresse", ses bijoux, et ses airs d’aguicheuse. Les petits garçons se mettent dans la peau de Mickey. Avec son œil vif, ses oreilles grandes ouvertes et sa grosse tête de bébé, c’est un héros positif qui résout toutes les difficultés.
A l’inverse, un psychiatre comme Claude Allard rétorque que de nombreux enfants sont victimes d'un phénomène de “déréalisation” : l’overdose d’images les gave sans stimuler leur imagination, le réel et le virtuel se confondent au lieu de se répondre. Alors, faut-il flinguer les Pokémon ? Non, mais tenter au moins de ne pas laisser nos mouflets seuls en leur compagnie et le soir, remplacer Pikachu par un bon vieux loup des familles !
Dossier réalisé par Dominique Mazure (lui écrire)
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