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Complicité compliquée En fait de “double”, il arrive souvent qu’une mère se retrouve subitement en face d’une ado en total look “bombers, battle dress et rouge à lèvre sur les dents“. Dans ce cas, conseillent les psy, “mieux vaut éviter de juger, de se moquer ou de réagir sèchement. La provoc' vestimentaire est une réaction normale qui, si l’on reste neutre, s’atténue avec le temps”. Mais certaines mères parviennent tout de même à maintenir leur emprise “en instaurant ou en maintenant une trop grande complicité, à base de shoppings, de nombreuses sorties communes et pourquoi pas de confidences qui font croire à l’adolescente que mère et fille sont de la même génération”, explique Dominique Ancenis. Une attitude néfaste et un climat incestuel que dénoncent les psy à l’unisson. Pour le docteur Braconnier : "Une fille qui dit tout à sa mère aura du mal à prendre la distance qui lui est nécessaire. Or, une fille n'est pas uniquement la fille de sa mère, elle constitue son identité à partir d'identifications multiples, en s'appropriant des attitudes, des caractéristiques chez tous ceux qui l'entourent." Plus radical encore, Aldo Naouri considère les “mères copines” comme de véritables fatalités : “La jeune fille ne peut pratiquement plus se rebeller. On peut difficilement envoyer balader une maman sympa…” Dans ce cas, le seul recours reste le père qui doit convaincre sa femme de laisser sa fille vivre sa vie et d'opérer une rupture salutaire dans le couple mère-fille. Lien utile Superamour A lire, notamment, l'interview de Aldo Naouri
Dossier réalisé par Dominique Mazure (lui écrire)
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