|
|
|
Maman, mon mec et moi Soutien, présence, tendresse en même temps que discrétion, telle est la position paradoxale que doivent tenir les parents. Pas question de forcer leur confidence (échec cuisant assuré) ou de porter un jugement sur ses choix ou son comportement. En revanche, il faut encourager l’ado à s’exprimer, rester en contact avec lui et garder sa confiance. Vécues sur un mode dramatique chez les enfants, les ruptures deviennent de vrais déchirements pour les ados. Dans ce cas, conseille Alain Braconnier : “Evitez de banaliser, de dire du mal de son “ex”, et de l’orienter très vite vers des dérivatifs : il faut que le deuil se fasse.“ Le tout, bien sûr, sans sombrer dans le méga drame. Le premier baiser advient vers 13 ans et constitue le symbole de l’accès à la sexualité adulte. Le premier rapport sexuel se situe en moyenne vers 17 ans (source : Francoscopie). Si l’on ajoute que la moitié des jeunes entre 20 et 24 ans vivent encore chez leurs parents, on imagine que la cohabitation des générations est forcément difficile : parents gênés, ados mal à l’aise et proximité qui rime souvent avec "promixité". Par exemple, explique Boris Cyrulnik : "Le jeune homme qui a passé une folle nuit d'amour sous le toit de ses parents sera révulsé par le décolleté de sa mère."
En fait, pour l’ensemble des psy, peu importe que les parents acceptent ou refusent que leurs enfants vivent leur sexualité chez eux : il faut surtout maintenir une barrière entre les deux intimités sexuelles, celle des enfants et celle des parents. La confusion des générations et des intimités, c’est l’"incestuel", ce contre quoi se bat l’ado amoureux d’un "Autre"… et non plus de ses parents. Dossier réalisé par Dominique Mazure (lui écrire)
|
|
|