 Urinoir de Duchamp, 1999, Galerie Thaddeus Ropac |
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La société de consommation des années 60, en plein essor, se teinte d'un nouvel optimisme. Les artistes se fournissent au supermarché. Le Pop Art est une époque riche de mixage des différentes disciplines. Yves Saint Laurent, collectionneur lui-même, a su rendre un vrai hommage aux artistes. Il s'inspire avec subtilité de Picasso, Velázquez, Mondrian, Warhol et crée la collection Pop Art en 1966. Martin Margiela récupère des vêtements et hisse ces derniers au rang d'objet d'art, les démarquant de la production en série. Ephémère, sa mode exprime la poésie du temps. Il confectionne une jupe dans une paire de jeans usés, transforme des doublures en robes. Il morcelle la robe pour ne s'intéresser qu'à la structure, à la manière de Duchamp dont on l'a beaucoup rapproché pour sa polémique sur les valeurs esthétiques de la couture et de l'art. Tom Sacks, artiste new-yorkais, s'approprie les marques (le nec plus ultra du chic) à la façon de Andy Warhol ou de Jasper Johns pour les détourner, les mettre en valeur ou s'en moquer. Il décrit aussi une certaine violence de la mode. Comme en témoigne son urinoir de Duchamp, habillé de la griffe Chanel à la galerie Thaddeus Ropac en 1999 !
Gaètane de Framond (lui écrire) |