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Lundi : crêpage de chignon
Les places pour les défilés sont rares et nécessitent un "sitting" digne d'une réception chez une comtesse old school. Le terme "belle brochette" prend tout son sens quand on observe le premier rang : people, top journalistes ("Herald Tribune", Paris Première, TF1, "Elle", "Marie Claire"…) et gros acheteurs se tiennent les coudes. Chez Eric Bergère, Mario Testino papotait avec Bianca Jagger ou Lambert Wilson. Un carton sur une chaise affichait le nom de "Emmanuelle Béart" qui n'est jamais venue. Son siège n'est pas resté vide longtemps ! Tout le monde se rue au premier rang sans que l'hôte ne puisse rien faire. Alors, chacun sort les crocs pour défendre son territoire. A coup de regards méprisants et de caprices, certaines rédactrices réclament "leur" siège, emprunté par une autre qui souhaitait s'asseoir à côté de "son" amie qu'elle ne voit que durant les collections (souvent pour profiter de son chauffeur dans le marathon de la fashion week parisienne…). Délogée, l'incrusteuse lance : "Ça, c'est bien l'esprit "Paris Match"." Monde impitoyable ! Et l'on redécouvre que la classe n'appartient qu'aux plus grands : chez Issey Miyake, lorsque la plus respectée de tous apparaît aux premières notes de défilés et qu'il ne reste plus aucune place, Didier Grumbach, grand patron de la mode, la lui laisse et va s'asseoir là où on ne voit rien. Chez Isabel Marant, la hype arrive tellement en retard (défilé précédent Louis Vuitton oblige !) que la cérémonie a commencé. Pas intérêt à passer devant le podium, cible de tous les photographes… elle en est réduite à rester debout ou accroupie, comme à ses débuts ! Comme le "sitting" est un casse-tête trop français pour être chinois, lorsque les lumières s'allument sur les podiums, personne n'est à sa place… Sauf chez le Belge Dries Van Noten où c'est la presse étrangère qui tient le haut du pavé. Plus disciplinée ?
Marion.net (lui écrire) |